Vendredi 5 novembre 2010

En présence de Jacques FROT (Cie des Omérans), Géraldine TRONCA (Chargée de projet RAViV), Dominique VIDAL (Costumière, Atelier Belle Lunette), Benoît LAHOZ (L’Ange Carasuelo), Camille SIROTA (Le Crik, Fahrenheit 451) ; Mathieu LAMARCHE (Chargé de Production, 1er Dragon), Sébastien CAMPOS ( Coordinateur 1er Dragon/Aux Urnes Etc.)

Absents excusés : Cie Trapèze Ivre (Argenteuil, 95) Théâtre du Néon (Argenteuil, 95)  Ricochet Solaire (Pontoise, 95) Fabrique Insomniaque (Paris, 75)

Nouvelle structure intéressée : « René-Charles », Association d’organisation et création d’événements musicaux.

Suite à la visite sur place du 18 octobre 2010 en présence des compagnies intéressées par le projet, le choix s’oriente vers le local de 48 m² situé de plain pied et dont l’ouverture est plus adaptée au projet de mutualisation d’un local de stockage, l’ordre du jour de cette réunion préparatoire est centrée sur des questions théoriques de mise en œuvre du projet.

–          Quelle(s) répartition(s) de l’espace ?

Quelques précisions relatives aux besoins de chaque compagnie en termes de surface et plus particulièrement de hauteur.

> Le Crik :

Surface : 10/15m³ dont 2,20 m de hauteur

Description : cantines lourdes, objets légers mais volumineux dont certains peuvent être fragiles en terme de manipulation et quelques flight-cases.

> 1er Dragon-Aux Urnes/L’Ange Carasuelo :

Surface : 15m³ (avec les structures/panneaux de toilettes sèches, besoin hauteur 1,90 m)

Description 1er Dragon-Aux Urnes : Cantines, Modules « entassables », caisses, …

Description L’Ange Carasuelo : Besoin de stocker du matériel fragile et « sensible » au froid et à l’humidité.

L’aménagement de l’espace devra en outre être modifiable afin de permettre à de nouvelles compagnies d’intégrer le projet et de répondre à leurs éventuels besoins particuliers.

–          Comment organiser la mise en commun du matériel ?

Dans le cadre de ce projet, une partie du local sera exclusivement réservée à l’usage de leur(s)propriétaire(s) -en raison de leur nature ou de leur utilisation momentanée/de fait- et une autre dans laquelle le matériel sera mis à la disposition et au partage entre les compagnies dans une logique de mutualisation.

–          Est-il envisageable d’aménager un espace consacré à la récupération de décors provenant d’une compagnie extérieure ou d’un autre lieu ?

Dans un premier temps, la mise en commun du matériel ne concernera que celui provenant des compagnies participantes faute de place et afin de poser les premières bases de cette mutualisation avant d’envisager le stockage des décors ou matériel provenant de la récupération,  dons  ou legs extérieurs. Le stockage de matériaux ou décors récupérés s’intégrera de fait au projet dans le sens où il n’y aurait aucun aménagement supplémentaire. Un espace distinct ne serait pas nécessaire, le matériel n’appartenant pas directement à une compagnie participant au projet serait a priori intégré et associé à l’espace où le matériel appartenant aux compagnies est mutualisé.

–          Est-il envisageable de faire profiter de ce système mutualisé à des compagnies extérieures ?

Parallèlement à l’intégration du matériel/décors provenant de compagnies ou de lieux ne participant pas directement au projet, il pourra être envisager de faire profiter ce système à des compagnies extérieures sous certaines conditions qui devront être réfléchies et posées préalablement en suivant la Charte et les critères définis par les compagnies dans le cadre de ce projet.

–          Comment calculer  l’usure du matériel mis en commun ?

En prenant l’exemple d’un vidéoprojecteur qui serait mis à la disposition des compagnies sous réserve de la garantie de sa bonne utilisation, il est à souligner que la lampe s’use à chaque emploi. Le calcul de cette usure est donc à anticiper dans l’organisation générale de la mutualisation du matériel et à calculer à chaque utilisation. Une partie du matériel mis en commun pourrait être soumis à ce même régime afin de palier aux frais d’usure de chaque outil lorsque ses particularités l’obligent. Il appartiendrait aux compagnies initialement propriétaire de calculer ces frais.

–          Tout le matériel mis en commun doit-il avoir le même statut ?

Il appartient aux compagnies de déterminer le statut et les conditions de prêt du matériel mis à la disposition de tous. Au cas où tout le parc matériel serait soumis à des frais d’usure, un système de cotisations pour usure/remplacement pourrait être mis en place dans le cadre du projet. Il reste que

l’hypothèse la plus probable serait de classer le parc matériel mutualisé sous deux régimes : l’un fixé sur les bases du prêt sans contrepartie (si le matériel ne peut être usé ou si la simple garantie de sa bonne utilisation suffit) et un autre dans lequel un système de calcul des frais d’usure serait la condition du prêt.

L’utilisation et les conditions de prêt des costumes sont à envisager séparément. D’une part il semble a priori que les costumes mis en commun et la disposition de toutes des compagnies ne le seraient qu’à partir de l’autorisation de  leurs propriétaires (leur utilisation n’est plus d’actualité, changement de costumes, …). D’autre part,  une costumière sera en charge de leur réfection et/ou adaptation, elle pourrait ainsi anticiper l’usure avec leurs propriétaires qui pourraient choisir de ne plus les mettre à disposition  et de vérifier directement avec leurs utilisateurs  momentanés l’état des tenues à leur sortie et à leur retour.

–          Quelle communication auprès des institutions ?

Il est à prévoir de communiquer auprès des institutions dans les prochains jours en vue de les sensibiliser à cette expérimentation et d’anticiper la consolidation et l’accompagnement du projet à plus long terme. Certaines collectivités locales comme le Département, la Commune ou les Communautés d’agglomérations peuvent financer de tels projets. Il est nécessaire de les informer de l’existence de ce projet dès que possible.

ARCADI, intéressé par les projets de mutualisation d’espaces de stockage pourrait également être sensible à cette expérimentation imaginée et construite par les acteurs culturels directement et pourrait accompagner RAViV ou un groupement de compagnies sur ce terrain.

–          Qui porte le bail ?

Une nouvelle structure exclusivement créée pour représenter les compagnies dans le contrat de bail commercial n’est pas la solution retenue par les compagnies présentes. Il semble plus logique de faire porter dans un premier temps, celui de l’expérimentation, ce contrat par une structure existante dont les statuts et la structuration le permettraient. RAViV ou le groupement d’employeurs (GIE) Mélange Karburant 3 semblent les plus capables de porter cette responsabilité. Il est proposé à l’ensemble des participants du projet dès la signature du bail de déterminer la durée du lien contractuel conclu entre la première structure preneuse pour permettre aux compagnies de s’organiser différemment lors de la consolidation du projet. Une période de six mois serait envisagée.

Reste à vérifier dans le contrat de bail la possibilité légale de procéder sans risque et sans frais à ce changement de structure signataires et à informer les propriétaires de ces perspectives dès la conclusion du bail.

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